Interview Madj!

Interview Madj!
Interview de Maître Madj.

Beaucoup de textes d'Assassin avaient une dimension politique très forte,et certains pensent que les musiciens ne doivent pas avoir un discours politique,brandir des étendards.Qu'en penses-tu ?

Madj:Je pense que c'est un faux débat.On peut être musicien,on n'est pas dans un autre monde,on n'en demeure pas moins citoyen.Celui qui est dans la musique et qui a des soucis,des questionnements par rapport à la société dans laquelle il vit,est en droit autant que n'importe qui de les avoir,ça me semble évident.Après c'est sûr que la musique reste du divertissement,et je pense que le propos ne doit pas écraser l'artistique.L'art n'a pas de règles:celui qui veut avoir un discours à travers la musique le fait,l'essentiel est que la musique soit bonne et qu'elle corresponde à quelque chose dans la société de laquelle elle émerge.Donc ceux qui veulent véhiculer un propos doivent arriver à trouver un juste équilibre entre le fond et la forme:il faut que ton propos soit solide,mais il ne peut pas être bien porté si ta musique pue;c'est une évidence,mais c'est vrai.Et vice-versa:tu peux avoir un truc hyper frais,si ça n'amène rien en terme de sensations même sans parler de politique,tu peux aller te coucher,même si ton truc est super bien produit.C'est surtout un problème d'identité en fait:il faut avoir une identité forte,il faut avoir des références,des repères,et on revient à ce qu'on disait tout à l'heure.C'est un peu le drame du rap,et au-delà du rap bien sûr,puisque c'est la même chose avec Star Academy ou des bordels dans le style:on a trop tendance à faire croire aux gens qu'ils peuvent être des artistes du jour au lendemain,ou que tu peux devenir un producteur parce que tu as mis un beat à peu près dans le temps sur une MPC...faut arrêter! Tout dépend des références qu'on a.Moi je travaille dans Assassin Productions depuis plus de 10 ans,on a produit une vingtaine de disques,aujourd'hui on est sur le projet de La Bande des 4,et j'ai la faiblesse de penser que nous sommes tout petits dans la musique...ce qu'on a fait là est inexistant dans l'histoire de la musique.


Parmi les fans d'Assassin,certains prennent les textes quasiment pour parole d'évangile,et c'est particulièrement sensible quand ils se lancent dans des discussions politiques à coups de citations de Squat;on a l'impression qu'ils ont le cerveau bouffé et qu'ils n'assimilent pas le propos.

Madj:Cela témoigne du grand risque lié à l'idolâtrie,et il faut y faire attention.Dans Assassin,il y a eu des morceaux très pamphlétaires,très forts en même temps.Et je connais des gens qui sont rentrés dans l'activité associative et politique en prenant comme point de départ Assassin.Après il faut être capable en grandissant de dépasser ça,même s'il y a beaucoup d'exemples de grandes chansons qui ont été les relais de grands évènements.Il y a des textes très forts qui ont été écrits par Assassin,mais il faut relativiser et prendre tous ces textes comme des relais ou des reflets de ce qui peut se passer;en aucune façon,ni Squat,ni Assassin,ni Assassin Productions ne détiennent le pouvoir de faire quoi que ce soit.Ce pouvoir on l'aura tous ensemble,en se levant tous ensemble.Quelqu'un qui veut être actif peut l'être sans nous.Il faut laisser les choses à la place où elles doivent être.Une chanson est une chanson.Maintenant,si elle peut être le relais d'évènements sociaux et politiques,tant mieux.


Vous avez fait avec Assassin des rencontres dans des universités,comment cela se passait-il ? Etait-ce fructueux ?

Madj:Nous somme allés à Lyon 2,par exemple.Lyon,c'est une ville qui a une histoire particulière liée au militantisme dans les quartiers,en particulier au début des années 80,avec l'émergence de cette seconde génération,qui jusque là était simplement "Les enfants des Arabes" qui se taisaient,et qui alors commençait à prendre la parole.Donc ça avait pas mal d'importance pour moi,puisque je fais partie de cette génération.On est lié avec des réseaux militants là-bas,et on est allé à l'université en 2000,en liaison avec l' AFLIDD (Association des familles en luttes contre l'insécurité et les décès en détention),parce qu'il y avait eu à cette époque plusieurs décès suspects dans les prisons lyonnaises.On avait fait monter à la tribune avec nous des militants, notamment la frangine d'un mec mort en prison;il y avait aussi Nordine du MIB (Mouvement de l'immigration et des banlieues).On a d'abord répondu à des questions sur Assassin,puis on a donné la parole aux militants.A Toulouse c'était une autre ambiance (sourire);pourtant il y a aussi une grosse activité associative,mais c'était un petit peu plus conflictuel;pas mal de gens avaient des soucis concernant "Touche d'espoir",donc c'était quelques peu polémique.Mais globalement c'était vachement bien.A travers Assassin on a pendant longtemps fait ce genre de choses,et même moi en dehors d'Assassin je l'ai toujours fait:privilégier la proximité,le contact,l'échange,dans la mesure du possible.Ca aide à garder la tête sur les épaules.


Une rhétorique marxiste se dégage de certains textes d'Assassin,en particulier dans "L'Homicide volontaire"...

Madj:Philosophiquement,je suis marxiste-léniniste.Je pense qu'encore actuellement c'est la meilleure grille de lecture de la société capitaliste dans laquelle on vit;on peut dire que c'est de l'archaïsme,qu'il n'y a plus de lutte des classes,voire même que la classe ouvrière n'existe plus...non:je pense toujours qu'il y a des exploiteurs et des exploités,et les meilleurs éléments qu'il m'a été donné d'appréhender pour comprendre cet état de fait sont dans le marxisme.Ensuite,le marxisme n'est pas dogmatique,ce n'est pas une religion,donc dans l'histoire il y a des gens qui se sont drapés dedans et qui l'ont dégueulassé,en URSS,en Chine,au Cambodge,à Cuba ou même en Algérie,et pour moi ça n'a rien à voir avec le socialisme, avec le marxisme.Donc je suis toujours convaincu de la pertinence du marxisme,et je pense que la question cruciale est celle du pouvoir:à un moment donné le pouvoir se prend par la force,en tout cas dans un rapport de force.

Tu votes ?

Madj:Ca dépend;quand il y a un candidat qui m'intéresse,oui. Souvent je m'abstiens.


Et que penses-tu de l'idée de "voter contre" l'extrême droite ?

Madj:Je pense que le vrai combat contre l'extrême droite il ne se passe pas là,et je pense qu'il faut voter pour quelque chose;on n'a pas le droit de vote pour voter contre,ou pour voter pour le moins pire.C'est pour ça que je m'abstiens souvent.Et il est entièrement faux que les abstentionnistes sont tous des gens qui se foutent de la politique.M'abstenir est une décision politique,car il est hors de question aujourd'hui que je confie un mandat à ceux qui l'ont trahi;il y a des gens qui ont eu un mandat en 1981 et qui l'ont trahi.Il m'arrive par contre de voter:j'avais voté "non" contre Maastricht à l'époque.Aux présidentielles,j'ai voté au premier tour,pas au second (rires).Il y a beaucoup de gens qui ne comprennent pas,mais je ne peux pas voter pour le candidat officiel de la bourgeoisie,même si c'est contre Le Pen.Et fondamentalement,la politique de Sarkozy,avec quelques pincées de sel en moins,n'a pas une logique très éloignée de celle du Front National.Et je n'ai jamais cru que Jacques Chirac était le dernier rempart pour nous défendre contre le fascisme.


Dans "11'30 contre les lois racistes",tu parlais d' "Antiracisme folklorique et bon enfant dans l'euphorie des jours de fête".Tu visais SOS Racisme ?

Madj:A l'époque,oui.Et depuis il y en a eu d'autres: "Stop la violence" etc...


Pour toi,ces mouvements sont-ils pourris à la base ou ont-ils subi une dérive ?

Madj:Ce sont des émanations du pouvoir,donc ça ne peut pas porter quoi que ce soit.Un mouvement est vraiment porteur quand il est le relais de revendications de la base,ou d'une base;SOS Racisme ça n'a jamais été ça.Cet antiracisme est celui des grands concerts de la place de la Concorde ou à Vincennes,ou c'est l'antiracisme ou l'antifascisme d'apparat,dans le discours uniquement.Moi je n'ai jamais compris SOS Racisme:je n'ai jamais compris comment on pouvait être antiraciste et aussi frileux sur la question de la double-peine,du séjour des immigrés,et surtout de la Palestine.Aujourd'hui il faut qu'ils passent par des chemins détournés,et c'est la même chose avec leur histoire de "Ni putes ni soumises"...Maintenant ils sont grillés;après nous avoir clamé pendant de nombreuses années que SOS et la "Maison des potes" n'avaient rien à voir avec le PS,maintenant Malek Boutih se retrouve au comité directeur du Parti Socialiste.

# Posté le mercredi 28 septembre 2005 17:24

Modifié le mardi 05 juin 2007 04:38

Interview Madj!

Interview Madj!
Interview Maître Madj.

Pour commencer,peux-tu définir ton rôle au sein d'Assassin Productions ?

Madj: De manière implicite et évidente,mon rôle au sein d'Assassin Productions a été de m'occuper de ce qui était du domaine de la gestion et de l'administration.Quand on a monté Assassin Productions fin 1992 pour sortir l'album "Le futur que nous réserve-t-il ?",il y avait ce besoin d'organisation autour du groupe car à l'époque c'était un groupe.On a été dans les premiers à s'orienter très vite dans une démarche qu'on appelle "Do it yourself",c'est à dire se démerder par soi-même,et je crois que dans les groupes de notre génération on a été le premier à signer des licences.Donc il fallait un support organisationnel autour d'Assassin,et en l'occurrence j'avais quelques capacités pour amener ça.Ensuite,au-delà de ça,j'ai assumé toutes ces années certaines tâches de management autour du groupe;mais je ne me qualifie pas du tout comme manager d'Assassin.C'est un peu particulier Assassin,ça n'a jamais été des artistes baby sitter,et la personnalité de Squat faisait qu'il fallait qu'il soit lui aussi en charge de ses histoires.Enfin,je dirais que plus précisément sur Assassin,j'ai pas mal alimenté l'histoire en terme de maîtrise d'un certain propos et d'un certain discours qui collaient tout à fait à l'orientation et à l'identité qui étaient celles de ce groupe.


Intervenais-tu au niveau artistique,en particulier dans l'écriture des textes ?

Madj:Non,pas directement.Disons qu'à mes yeux,il y a eu deux phases dans cette histoire:jusqu'au départ de Doctor L,c'est une époque,et après son départ c'en est une autre.Je suis arrivé en 1991,et il me semble que de 1991 à 1996 c'est une certaine configuration,une certaine époque,et qu'après 1996 c'est un autre délire. Donc dans la première période en tout cas,je ne participais pas directement à l'écriture des textes,mais Squat avait la démarche de souvent me faire lire ce qu'il écrivait,et il m'est arrivé de lui soumettre des avis contraires ou des conseils,qu'il écoutait le plus souvent.Après,ça s'est passé très différemment:Squat a pris le truc en main de manière unilatérale,donc j'intervenais beaucoup moins.


Le label a souvent inscrit ses productions dans une logique contestataire,voire engagée.Es-tu avant tout un auditeur de musique engagée ?

Madj:Je suis passionné par la musique en général,disons la bonne musique,et je me situe hors des chapelles.Je considère qu'il y a des mouvements culturels,que chacun à son histoire,mais qu'ils constituent tous ensemble la contre-culture urbaine.J'ai bien sûr un intérêt particulier pour la musique que j'appellerais "Témoin de son temps" parce qu'il y a différents degrés d'engagement et différents degrés d'expression d'un propos politique,c'est à dire pour la musique qui est en phase avec la société dans laquelle elle émerge.Donc j'écoute beaucoup de musique dite engagée,mais je n'écoute pas que ça,aussi des trucs plus légers mais qui m'intéressent parce qu'ils correspondent à un truc sociologique précis.Enfin il faudrait que je donne des exemples...

Justement,les deux titres intitulés "La musique est mon occupation" présents sur l'album de La Bande des 4 fournissent quelques éléments...

Madj:Ces interludes ont été faits pour montrer que l'histoire de la contre culture urbaine ne débute pas avec le hip-hop.Selon moi,cela démarre avec le blues,dans les années 30,quand des jeunes noirs du sud des Etats-Unis,poussés par la dépression et des conditions de vie déplorables,montent au nord plus industriel,pour trouver du boulot.Parmi ces jeunes noirs,certains sont musiciens et c'est là que le blues devient une musique urbaine.C'est l'aspect fondateur de la musique afro-américaine,et tout le reste en découle.Donc le premier cut,c'est "Sweet Home Chicago",un morceau de Robert Johnson,qui est un jeune noir du sud monté dans le nord,et son destin est très particulier.Il est mort très jeune,à moins de 30 ans.Il avait une vie complètement décousue:cette musique tournait dans les bastringues,dans les bordels.Il n'y avait pas beaucoup de disques à cette époque,donc toute la réputation de ces artistes se faisait de manière orale,et il y avait toute une légende autour de lui.Johnson à son répertoire moins de 30 morceaux,mais c'est quelqu'un dont le nom restera indélébile,car ces 30 morceaux sont fondateurs pour ce qui va se passer après.Et c'est là où tout ça devient magique,c'est que 70 ans après sa mort on parle toujours de ce mec là,et on réédite ou compile ses enregistrements.A notre sens,c'est le début de ce long parcours populaire, qui se développe de deux manières différentes,à cause de la ségrégation;mais je m'insurge contre la théorie de la musique noire et de la musique blanche comme musiques séparées.Pour moi,la seule chose qui existe est la musique américaine,car c'est finalement un même folklore qui s'est développé de deux manières différentes:quand tu commences à t'immerger là dedans,tu te rends compte que les influences culturelles qui ont fondé le blues et celles qui ont fondé la country music sont les mêmes.C'est vrai que le blues est plus propre à la sensibilité des Afro-américains,et que la country est plus propre à la sensibilité des blancs,mais il y a plein d'échanges entre ces musiciens:croire que ces deux musiques se sont développées de manière complètement séparées est faux.Il y a de nombreux exemples de classiques du blues dans les années 30 et 40 qui étaient repris par des musiciens de country et vice-versa,et les techniques s'échangeaient... Et ce sera comme ça tout au long de l'histoire,entre chaque mouvement,chaque branche.Donc pour revenir aux interludes,la volonté était de montrer le cheminement qui fait qu'aujourd'hui on arrive au hip-hop,qui est selon nous la forme la plus aboutie d'un long processus qui s'est développé depuis les débuts du blues moderne.Bien sûr,ce n'est pas exhaustif,mais ce sont quelques repères dans le temps.Après,c'est à chacun de les reconnaître,et il faut sans doute des codes pour écouter ce disque...mais la volonté n'est pas d'enterrer l'auditeur,mais au contraire de l'élever,et si ces interludes peuvent amener des gens qui n'étaient pas a priori destinés à ça à s'ouvrir à d'autres choses,peut-être que ça aidera cette scène et cette musique en France.Parce qu'il ne faut pas se leurrer:tous les gens qu'on aime aux Etats-Unis,ceux qui sont vraiment dans la musique,comme DJ Muggs ou El-P,ils ont des références.El-P,pour faire les albums qu'il fait,pour sonner comme ça dans l'album de Cannibal Ox,il va sampler dans certains disques,il n'y a pas été au hasard,j'en suis sûr.


Vous vous positionnez en quelque sorte contre une certaine amnésie dans la musique.

Madj:Amnésie dans la musique,et plus particulièrement dans la scène rap française.Car les gens qui ont tenu les rênes de cette scène au début des années 90 ont oublié le côté culturel et ont plus pensé à des soucis de carrière,et ce même si certains d'entre eux étaient à l'époque des vrais b-boys.Il y a une transmission culturelle qui n'a pas été faite,et aujourd'hui on a une scène dans laquelle nous nous inscrivons qui n'est pas porteuse de grand chose...Je mets au défi quiconque de me dire par exemple quel disque de rap français sorti depuis 5 ans restera gravé dans sa mémoire,comme certains disques du début des années 90,qui pourtant étaient techniquement beaucoup moins forts que ce qui se fait aujourd'hui...


Quels disques citerais-tu dans l'histoire du rap français ?

Madj:Toute la première vague,les débuts de NTM,Assassin,IAM, resteront,je pense.Le premier Oxmo Puccino durera également.Après, pas spécialement des disques...mais je pense que quand La Cliqua est arrivé vers 1994,ça a beaucoup influencé.Il y a des écoles dans le rap français:nous à l'époque on bougeait beaucoup,et plein de mecs en province rappaient comme Rocca;pareil pour les Sages Poètes de la Rue des années 93-94.Après,le travail de quelqu'un comme Dee Nasty pour développer cette scène est indéniable.Moi je suis rentré tard là-dedans;je m'y suis intéressé à partir de 1986,et je suis vraiment rentré dedans vers les années 1988-89,et Dee Nasty m'a donné des vibes très fortes:je l'ai vu mixé au Globo,dans des squats...et il n'a pas forcément la reconnaissance qu'il mérite.Mais ça fait partie de l'histoire...

# Posté le mercredi 28 septembre 2005 17:03

Modifié le mercredi 28 septembre 2005 18:29

A double S-A double S-I-N!

A double S-A double S-I-N!
Wesh,c'est moi GrM`<== mon blaze depuis des années (Jerem ou Jeremy) Un big fan d'Assassin et Rockin Squat!

J'ai un autre blog mais uniquement sur le rap français et US (en cours toujours pas terminer)
Mais la ou vous verrez tout les albums qui sont la bas,c'est tout les albums que j'ai dans ma discotheque.
Donc si un ou des interesser veulent un ou des albums pour que je vous donne les sons par msn,laissez moi des commentaires selon l'album que vous desirerais.


Bonne visite et lachez des coms svp.


Clique ici ==> Ma discotheque <==

# Posté le lundi 26 septembre 2005 19:48

Homicide Volontaire!

Homicide Volontaire!
Même planète.
Même système.
Tu comprends,le plus important,c'est de placer toutes les livraisons dans les quartiers les plus défavorisés.
Même guerriers.
Le Underground doit s'unir et s'organiser à une échelle internationale.
Il faut sauver nos enfants,il faut les sauver!
Ils sont en grand danger,il faut les sauver.
Sauvez-les!
Nouvelle mission.Avant,ils se posaient des questions sur le futur.
Quel futur pour les peuples affamés du Tiers-Monde?
Et quel futur pour ceux qui croulent sous la misère dans les sociétés industrielles?
Aujourd'hui,leur mission est de faire survivre l'espoir à travers la réflexion face à l'ennemi.
Mais dis-moi,qu'est-ce qu'il faut faire?
Eduque-toi si tu veux t'en sortir.
L'Ennemi... la machine la plus sophistiquée à ce jour,c'est... l'Etat.
Leur message s'adresse à tous.
Qui vous envoie?
Personne,nous sommes un pur produit de l'environnement.
Si vous pensiez avoir tout compris.
Le temps n'est plus à la guerre comme autrefois.
Je suis le dernier de mon espèce.
Suivez donc l'Odyssée.
Assassin.
L'homicide volontaire.
Ils sont là,de retour.
Pour de bon.

# Posté le lundi 26 septembre 2005 17:20

Mon avis.

Mon avis.
Ce crew surtout Rockin Squat,c'est celui qui a les textes les plus poignants du rap underground français..
Peut-être que certain diront que c'est La Rumeur (Perso je ne pense pas,Rockin est beaucouple plus fort a l'ecriture que les autres)
Je conseille a tout le monde surtout à ceux qui on des préjuger sur le rap,d'écouter les lyrics du posse Assassin qui résiste face au code barre.
Ils ont leur propre boîte de prod (qui existe depuis plus de 15 ans) et donc ne sont pas sous influence et censure des maisons de disques type "Universal" (Qui a des millions et des millions et qui vient encore casser les burnes avec leur putains de téléchargement,mais bon...c'est le bizness)

# Posté le samedi 24 septembre 2005 19:11